Le vampire

Beaucoup de personnes sont fascinés par les vampires. Mais d’où viennent-ils vraiment? Comment une légende a-t-elle pu créer autant de peur sur nous?

Pour le savoir, il faut revenir en arrière.

Le vampire est une créature chimérique non-morte et non-vivante qui, suivant divers folklores et superstitions populaires, sort du tombeau pour sucer le sang des vivants afin d’en tirer la force vitale. La légende des vampires puise ses origines dans des traditions mythologiques anciennes et l’on retrouve des êtres légendaires dotés de caractéristiques des vampires dans toutes sortes de cultures à travers le monde.

La Bible déjà, par le biais de la nécromancie, fait des allusions aux vampires.

Dans la Grèce antique, les ombres du royaume d’Hadès sont friandes du sang des victimes.

En Crète, selon Pausanias, on enfonçait dans la tête de certains morts un clou.

Dans l’Empire Romain, on trouve la loi Jus Pontificum selon laquelle les corps ne devaient pas être laissés sans sépulture.

Au XIII eme siècles, les vampires étaient censés être si nombreux en Angleterre qu’ils étaient brûlés pour calmer la passion populaire.

On voit apparaître au XVI eme siècle la première grande figure du vampirisme : la comtesse hongroise Erzsébet Bathory.

En Moravie, l’évêque d’Olmütz, devant la multiplication des plaintes des villageois de la région, mit sur pied des commissions d’enquêtes. Le premier cas de vampirisme attaché à un nom et étudié un tant soit peu est celui Mickael Casparek en 1718. Son cas fit l’objet d’une enquête officielle, dans son petit village de Liptov en Hongrie. Malheureusement, très peu de données ont pu parvenir jusqu’à nous.

Le mot « vampire » apparaît pour la première fois en 1725, lorsqu’un rapport présente l’exhumation du récemment mort Peter Plogojowitz un paysan serbe, qui reste encore à ce jour le cas le plus célèbre de vampire historique dans le monde, après celui d’Arnold Paole, soldat et paysan autrichien mort en 1726 et à l’origine de deux épidémies de « vampirisme ».

En janvier 1731, le médecin militaire Johann Flückinger fit l’objet d’un rapport circonstancié, généralement connu sous le titre de Visum et Repertum, qui fut abondamment repris, traduit par Dom Calmet, et fit probablement couler encore plus d’encre que le cas Plogojowitz.

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Elisabeth Bathory est l’exemple historique le plus connu concernant les vampires. Cette aristocrate hongroise du XVIe / XVIIe siècle, aurait tué entre 100 et 600 jeunes filles afin de se baigner dans leur sang. Elle considérait en effet que se baigner dans le sang de jeunes filles pouvait permettre de rester éternellement jeune .

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On pense souvent que Vlad III Draculea dit Tepes(l’Empaleur en roumain), a été un vampire. Bien qu’il ne soit pas fait mention, de manière directe ou indirecte, de Vlad Tepes, nombre de personnes ont alors fait le rapprochement, puis l’amalgame, entre Dracula, le personnage imaginaire de Stoker, et le prince valaque historique du XVe siècle. Les nombreuses reprises littéraire et cinématographique ont fini par faire de Dracula un personnage de la culture populaire mondiale.
De nos jours, le vampirisme se définit plutôt comme une pathologie relevant de la psychiatrie. Le malade se convainc par autosuggestion qu’il lui faut vivre la nuit et boire du sang. Les malades souffrants de porphyrie sont également très sensibles au soleil.

 Caractéristiques et points faibles des vampires:

Dans le premier film s’inspirant du roman, Nosferatu, Murnau n’indique qu’un seul moyen permettant d’éliminer le vampire : une femme au cœur pur doit faire oublier le lever du jour au comte. les vampires possédaient un pouvoir hypnotique leur permettant, notamment, de séduire efficacement les femmes.

Dans son Dracula, Coppola invente de nouvelles règles.

le vampire :

  • se nourrit de sang ;
  • est déjà mort et ne peut-être tué à nouveaux que par des pratiques spéciales : pieu dans le cœur, clou dans la tête, une décapitation ou une crémation (la tradition populaire réclamait les quatre à la fois). Il doit ensuite être enterré à l’angle d’un carrefour (plusieurs variantes) ;
  • est immortel (c’est-à-dire n’est pas soumis à la vieillesse) ;
  • pratique la « mastication ». Dans de nombreuses légendes, le vampire ne se nourrit pas que de sang, mais aussi d’excréments humains et de chair, même de la sienne propre : le vampire pratique en effet l’automastication de sa chair et de ses vêtements ;
  • devient plus puissant avec l’âge, c’est-à-dire qu’il résistera mieux aux lieux saints ou à l’eau bénite par exemple ;
  • a le teint pâle ou une peau d’une blancheur blafarde ;
  • a la faculté de se transformer en animal (animal quelconque ou uniquement loup, chauve-souris selon les auteurs) ou en brume ;
  • est très fort, très rapide, a une excellente vision nocturne;
  • peut être repoussé, blessé par des symboles sacrés (crucifix, eau bénite) ;
  • ne supporte pas la lumière du soleil ;
  • peut lire dans les pensées ;
  • ne se reflète pas dans les miroirs ;
  • ne peut franchir un seuil ou pénétrer dans un bâtiment sans y avoir été invité ;
  • ne peut franchir l’eau courante ;
  • est indisposé par l’odeur de l’ail;
  • a un don pour la séduction dont il se sert pour approcher certaines de ses proies, souvent des femmes.
  • ne doit pas boire le sang et manger la chair d’un humain mort, qui peut leur causer un empoisonnement très grave.

Plusieurs causes parfaitement rationnelles peuvent expliquer de nombreux cas de supposé vampirisme:

la rage : la rage a été comparée au vampirisme par les fortes similitudes dans les symptômes et les comportements de ceux qui en sont atteints :

  • la rage développe un comportement agressif notamment par la morsure et déforme le visage, pouvant laisser apparaitre les dents ;
  • la rage donne un teint pâle à qui en est atteint ;
  • la rage peut être véhiculée par des chauves-souris ;
  • la rage peut entraîner des insomnies donc une forte activité la nuit ;
  • la rage se propage, entre autres par la morsure ;
  • enfin, une épidémie de rage a sévi en Europe de l’Est au moment des premiers récits de vampires ;

l’hyperesthésie : les malades craignent les lumières trop dures (celle du soleil), et les fortes odeurs (celle de l’ail) ;

l’hydrophobie : les malades avancés ont d’insoutenables sensations de brulure en cas de contact avec l’eau (avec l’eau bénite) ;

les insomnies : les malades souffrent d’insomnie (les vampires ne vivent que la nuit).

Une réponse à “Le vampire”

  1. miss_drac dit :

    cest informtion sont incroyable mais le vampire n est pas qu

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