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La vie silencieuse de marianna ucria de dacia maraini.

La vie silencieuse de marianna ucria de dacia maraini.  dans romans 51XDTGBD7BL._AA240_  » A treize ans – comme la plupart des jeunes filles siciliennes du XVIII ème siècle- la duchesse Marianna est mariée à un vieil oncle maussade… On la juge simple d’esprit parce qu’elle est sourde et muette. Pourtant, la vivacité et la pertinence des billets qu’elle adresse aux siens prouve qu’il n’en est rien. Murée dans le silence et la solitude, elle trouve refuge dans la bibliothèque. Grâce aux livres qui colportent le savoir et les idées des philosophes, elle plonge dans les méandres de sa personnalité, découvre qu’un événement dont elle n’a plus souvenance lui a ravi l’usage de l’ouie et de la parole, que le mariage l’a dépossédée de son corps et qu’il ne tient qu’à elle de conquérir sa liberté. »

J’avoue ne pas avoir terminé la lecture de ce roman. J’ai trouvé le style compliqué et lourd. Des longs paragraphes ennuyeux qui ne révèlent rien d’intéressant sur cette jeune femme.

Je vous offre un extrait afin que vous puissiez juger de vous-même:

« Faites le sortir », écrit Marianna et elle signe, comme s’il s’agissait d’un décret d’Etat. Et en effet, dans cette maison, dans ce fief, le maître a des pouvrois de roi. Cet homme, comme Fila en son temps, a été « donné » à Mariano par monsieur l’oncle-mari, qui lui-même l’avait reçu de l’oncle Antonio Scebarras, qui lui-même…

Il n’est écrit nulle part que ce vieillard aux cheveux jaunes appartienne aux Ucria, mais de fait ils peuvent en faire ce qu’ils veulent, le garder dans les caves jusqu’à ce qu’il pourrisse, ou le renvoyer chez lui et même le faire fouetter, personne n’y trouverait rien à dire. C’est un débiteur qui ne peut pas payer et donc, virtuellement, il doit répondre de sa dette avec son corps même.

« C’est à l’époque de Philippe II que les barons siciliens, en échange de leur allégeance et de la passivité du Sénat, ont obtenu des droits monarchiques sur leurs terres, ils peuvent se faire justice eux-mêmes. » Où a-t-elle lu cela ? Ce que monsieur père appelait « l’injustice justifiée » et dont sa magnanimité l’avait toujours empêché de profiter. Les intendants font simplement ce que les Ucrìa n’oseraient jamais faire de leurs blanches mains mais dont ils ont besoin : mettre au pas ces bêtes de somme de « vilains » en cognant, en menaçant de coups de corde, en enfermant les débiteurs dans les cachots de la tour. »

Les phrases sont très longues, parfois incompréhensibles et il faut les relire plusieurs fois pour en saisir le sens. Ce qui est bien dommage étant donné la beauté de cette histoire très émouvante d’ailleurs sortie en film.

Les critiques de ce roman sont très bonnes, et pourtant, non, je n’ai pas accroché. A cause du style, des nombreux mots italiens qui ne sont pas traduits et dont on doit deviner le sens, des paragraphes ennuyeux et longs… Maintenant il se pourrait que vous aimez ce roman, mais personnellement je n’ai pas accroché du tout.

note :4/10

 

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