Archive de la catégorie ‘mes textes’

La mante noire.

Mercredi 14 mai 2008

Voila l’introduction d’un projet qui me plait beaucoup et dont je façonne les grandes lignes tranquillement à mon aise. Cela sera plus du fantastique qu’autre chose et cela n’a pas encore été retravaillé. Voila donc le texte à l’état brut lol.

 

 

Introduction.

 

Les lumières étaient déjà éteintes au-dehors. Même le vent avait décidé de respecter l’intimité des deux amants en les privant du bruit de son souffle. A cette heure tardive, tous dormaient profondément. Un policier finissait sa ronde, sifflet dans la main afin d’alerter en cas de problème ses coéquipiers non loin. Il pensait rejoindre bientôt la fille au décolleté vertigineux, seulement d’autres projets l’attendaient. Une faible lueur apparut à l’intérieur d’une maison. Une ombre remuait au rythme des aiguilles d’une horloge. Bientôt, le mouvement se fit plus rapide, plus féroce en proie à un plaisir grandissant. L’homme cherchait sans cesse des lèvres la poitrine de sa compagne. Il ne pouvait s’empêcher de la caresser, de la presser contre lui afin de pouvoir la garder plus longtemps. Leur plaisir était partagé, leurs envies similaires : ils ne formaient plus qu’un seul et même corps. Elle camoufla le cri qui effleura ses lèvres afin de n’éveiller personne et laissa sa langue effleurer la bouche de son amant. Puis sans aucune délicatesse, elle le repoussa hors d’elle, le faisant rouler sur le lit.

Sans aucune pudeur, elle s’approcha de la fenêtre exposant ainsi son magnifique corps nu. L’homme s’assit et remonta la couverture sur son membre toujours en érection : il ne pouvait s’empêcher de ressentir beaucoup de choses rien qu’au parfum de sa maîtresse. Elle s’assit sur une chaise et resta un instant à le regarder. Il n’avait rien de séduisant, ses cheveux étaient sales, sa peau marquée par de nombreuses cicatrices, et pourtant, il partageait maintenant sa couche depuis de nombreuses nuits. Il avait un regard innocent, des lèvres douces et une peau bronzée. Le travail en extérieur lui était bénéfique : il était devenu vigoureux et fort et pourtant il restait un homme innocent. Elle s’assit sur le lit et s’approcha de lui à quatre pattes afin de mieux saisir ses lèvres. Elle espérait percevoir encore une lueur d’envie dans les yeux de son amant, mais ce dernier se révéla épuisé :

« Tu n’as plus envie de moi ? lui souffla-t-elle d’une voix cajoleuse.

- Bien sûr que si, j’ai toujours envie de toi. Comprends simplement que j’ai besoin aussi de me reposer afin de mieux t’honorer.

- Toujours de beaux discours, mais rien de plus, soupira-t-elle en reprenant sa place près de la fenêtre. Soit, je devrais bien m’en contenter de toute manière.

- Je te trouve si dure avec moi ! Je tente pourtant de combler tous tes besoins ! Qu’ils soient sexuels ou passionnels !

Teddy, allons mon agneau, ne t’énerve pas si vite.

- Pardonne-moi, mais tu me fais perdre tous mes moyens, comme si un quelconque sortilège s’empare de moi dès que je sens ta présence. Si le diable avait pu créer une femme, jamais il n’aurait pu la faire plus parfaite que toi. »

Il leva alors les yeux vers celle qu’il chérissait toutes les nuits, cherchant un peu de réconfort, mais elle n’était plus là et seul le reflet de la lune lui répondit. Il se tourna et la découvrit exposant chaque partie de son corps :

” Viens mon agneau, couvre-moi encore de baisers. Ne pense à rien d’autre et bientôt nous serons libres toi et moi.

- Libres… – son regard se perdit dans la contemplation de sa maîtresse et de ce corps si parfait qu’il pouvait toucher à volonté.

- Oui. Demain quand les hommes du comte de Lacroix viendront me chercher pour notre mariage, ils ne trouveront qu’une chambre vide. Nous serons, loin, très loin de lui et de tout.”


Elle sourit découvrant de magnifiques dents blanches. Son regard langoureux passa de son amant à la lune pour ensuite se poser sur sa chambre. Elle était prisonnière d’un mariage arrangé depuis son enfance, mais, malade pendant de longues années, le comte de Lacroix ne voulait se risquer à prendre pour épouse une femme qui peut-être, mourrait avant de lui donner un héritier. A l’âge de vingt-cinq ans, elle était la plus belle femme de la ville de Tourtes. Elle avait été aussi l’amante de beaucoup d’hommes et avait laissé sur chacun d’eux une marque de son passage. Ils obéissaient à ses moindres désirs, ses moindres requêtes. Ils n’éprouvaient désormais plus aucun plaisir à toucher d’autres femmes, car Héléna était unique.

Elle s’apprêtait à reprendre du plaisir avec son amant, mais ce dernier la repoussa doucement :

« Mais si nous fuyons, nous serons condamnés ! Le comte de Lacroix nous tuera pour cette traîtrise ! s’inquiéta Teddy.

- Et si nous ne fuyons pas, je serais promise à un autre que toi ! Préfères-tu risquer ta vie en ayant la femme que tu désires auprès de toi pour toujours ou bien finir tes jours sans que plus jamais tu ne puisses me toucher ?

- Héléna, tu ne peux me poser de pareilles questions ! C’est la mort qui nous guette si nous continuons ainsi !

- Lâche! hurla-t-elle. »

Il s’approcha d’elle et l’enlaça tendrement évitant de croiser son regard qu’il savait hypnotisant :

« Laisse-moi réfléchir, Héléna. Tu sais combien je t’aime, mais je ne suis pas prêt à tout sacrifier, expliqua-t-il en lui caressant ses longs cheveux noirs. J’ai une famille ici, des amis…

- Et tu m’as moi ! »

Elle saisit son visage afin de le forcer à la regarder dans les yeux. Il tenta de résister puis se laissa faire, contre son gré. Il crut d’abord se perdre dans un océan d’un bleu intense, puis dans un ciel lumineux et enfin il comprit que pour lutter, il ne devait pas la laisser entrer dans sa tête et lui dicter sa conduite. Il la repoussa et vociféra:

« Ainsi, c’est comme ça que tu comptes t’y prendre ? M’hypnotiser pour que j’accepte ta requête ? Sais-tu quel est le sort que l’on réserve aux sorcières ? Nous les brûlons afin qu’elles n’usent plus de leur magie noire contre nous ! J’aime une fille du diable ! Une pécheresse ! Comment Dieu pourra-t-il jamais me pardonner ? »

Héléna semblait sous le choc face à de tels propos. Elle le regardait toujours, les yeux rougies par les larmes qui coulaient abondamment. Teddy s’empressa de disparaître par la porte et alerta la ville qu’une sorcière avait voulu utiliser sur lui la magie noire. Elle fut conduite aux cachots pendant que le comte décidait de son sort. Elle fut brûlée deux jours plus tard sur la place centrale de la ville hurlant à tout le monde qu’on la vengerait de cette méprise.

Résumé

Dimanche 3 février 2008

Voici un résumé des textes ( romans, poèmes et nouvelles) que j’ai écrit et l’année.

1997 : Un étrange coucher de soleil ( micro nouvelle) Fantastique
1998 : Une nuit ( micro nouvelle) fantastique
1999: une seule fois ( nouvelle) fantastique
2001 : L’unique survivant ( micro nouvelle) fantastique

2002 : la légende du monde souterrain ( début d’écriture roman) fantasy
2003 : le cri de la licorne ( nouvelle) fantasy
2003 : la légende du monde souterrain ( premier tome finifantasy
2004 : opposition ( roman deux chapitres) fantasy
2005 : la main de l’héritière ( roman deux chapitres) fantasy
2005 : tout pour un royaume ( nouvelle) fantasy
2006 : dans le secret des sentiments ( nouvelle) fantastique
2006 : Deux ( poème)
2006 : pirate de coeurs et d’âmes (nouvelle) fantasy
2006 : toc toc toc ( nouvellefantastique
2006 : touloum ( roman quatre chapitres) fantasy
2007 : poursuite ( nouvelle) fantastique
2007 : les yeux de la passion (nouvelle) fantasy
2007 : jeux vengeurs ( nouvellefantastique
2007 : la terre des loups ( roman 9 chapitres actuellement) fantasy
2007 : la proie du ciel ( nouvelle) fantastique
2007 : Berserkr ( nouvelle) fantasy

2007 : dracula ( nouvelle) fantastique
2007 : Une vie de loup ( micro nouvelle) fantastique
2007 : obscurité envahissante ( nouvelle) fantastique
2007 : les yeux du chat ( nouvelle pas encore achevée) fantastique
2007 : Renaissance d’un tueur ( nouvelle) fantastique et basée sur jack l’éventreur
2007 : Les six guerriers ( roman deux chapitres) fantasy
2007 : quand minuit sonne ( nouvelle pas encore achevée) fantastique
2008 : identité ( nouvelle) fantasy

 

La terre des loups chapitre 1 partie 1

Samedi 2 février 2008

                                       La terre des loups.

 

1.      Le protecteur de la Dalaé

 

 

L

a forêt était paisible. Rien ne pouvait troubler son silence. Pas même le souffle du vent dans le feuillage des arbres. C’était la nuit, une nuit glacée, trop muette pour être accueillante. La sylve de Dalaé était connue pour sa froideur et son calme. Nul être sensé n’y pénétrait sous peine de ne plus jamais revoir la lumière du jour. Et pourtant, Il était là. Caché aux yeux des Hommes, cherchant de quoi se nourrir dans le désert de verdure. Il marchait si doucement que ses pas effleuraient tout juste le sol. Il guettait. La solitude lui avait tout appris. Il savait différencier les bonds d’un lapin de ceux d’un lièvre. Il pouvait reconnaître les différents oiseaux par leur chant. Il vivait dans cette étendue boisée depuis tant d’années qu’Il ne la craignait plus. Elle si belle, si sereine et Lui si laid, si féroce. Il avait même réussi à s’allier à elle, l’aidant à tenir éloignés les Hommes trop irrespectueux et brusques pour la préserver. En échange, Dame forêt le laissait chasser en ces lieux.

Il entendit un léger son, Il essaya de distinguer sa provenance. C’était à quelques pas de Lui quatre ou cinq au maximum. Il accéléra la cadence, il fallait qu’Il trouve de quoi se mettre sous la dent. Le bruit de bonds se fit plus proche. Il arqua alors son dos velu et ralentit sa respiration. Il n’avait toujours pas été repéré. Il se figea. Sa proie s’avançait dans sa direction. Il devait se cacher, le contourner afin de mieux le saisir. Il bifurqua sur la droite, ainsi les nombreuses fougères le tiendraient camouflé pendant un moment. Juste assez pour le surprendre par derrière. Les bonds se rapprochèrent petit à petit. Aux aguets dans les arbustes, Il guettait. Son festin se jetait dans la gueule du loup. Il le vit enfin. C’était un lapin, comme Il l’avait deviné, assez gros pour Lui convenir. Il attendit le bon instant. La proie s’arrêta. De ses deux pattes avant, elle frotta plusieurs fois ses longues oreilles. Le chasseur sut que c’était le moment de frapper.

Le mammifère ne vit pas l’ombre qui le contournait. Il ne l’entendit pas non plus se rapprocher par derrière. Mais il sentit des griffes puissantes lui ouvrir l’estomac. Des gerbes de sang jaillirent de toutes parts. Elles tachèrent son poil beige. La petite créature se convulsa en un dernier sursaut avant de succomber. L’éventreur ramassa le cadavre qui baignait dans son sang. D’un pas nonchalant, Il reprit la direction de sa tanière.

Le rituel de dépeçage était sacré pour Lui. Il fallait bien séparer les organes de la chair. Ainsi, Il pouvait en garder pour plus tard. Il enleva la fourrure du lapin et l’enroula autour de son cou velu. La chair fut éparpillée un peu partout dans l’obscure grotte uniquement éclairée par un flambeau. Les organes furent dévorés précipitamment, Il enfonça le cœur de l’animal dans sa gueule. Il avait appris à réfréner sa faim. C’était la seule loi qui régnait entre Lui et la forêt qui protégeait ses espèces. Mais c’était difficile pour Lui car Il devait dominer ses instincts animaux. Plusieurs fois, Il avait failli renoncer à son serment. Juste pour le plaisir de voir une créature à ses genoux. Cela faisait déjà près de dix ans qu’Il vivait ici, et jamais Il ne s’en était plaint.

mes textes

Samedi 2 février 2008

J’avais crée un blog spécialement pour mes textes, mais il ne sert à rien.

Je préfère donc venir poster ici quelques extraits de nouvelles ou roman voire mes rares poèmes.

J’espère que vous apprécierez leur lecture. ^^emoticone